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Dialogue numéro 34 – Introduction

Ce numéro de Dialogue revient notamment sur la situation dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, vingt ans après la signature des accords d’Oslo constitutifs de l’Autorité palestinienne et sur la signification politique de cette dernière.

La volonté de créer  deux Etats  sur le territoire de la Palestine historique est la réponse officielle, non pas au  conflit , pour suivre l’analyse de Joseph Massad, mais à la guerre coloniale, qui ravage la Palestine depuis plusieurs décennies. Pour les gouvernements américains successifs, pour l’ONU et, à leur traîne, l’Union Européenne, cela répond à un objectif politique : imposer, coûte que coûte, de manière définitive et sous couvert de pseudos  plans de paix  la partition de la Palestine, c'est-à-dire la séparation physique des populations qui vivent entre la Méditerranée et le Jourdain, ce qui implique la ségrégation territoriale des Palestiniens. Comme le démontrent plusieurs contributions, c’est pour tenir cette ligne qu’a été constituée l’Autorité palestinienne.

Plusieurs articles de ce numéro reviennent sur la totale collaboration des dirigeants de l’Autorité palestinienne dans la mise en œuvre de cette politique. C’est pourquoi il nous a semblé nécessaire de publier la contribution d’Haidar Eid, qui pose la question du regroupement politique à même de réorganiser la résistance, une question qui, aujourd’hui traverse largement le mouvement national palestinien y compris à l’intérieur de l’État d’Israël.

Les questions que pose inlassablement la revue Dialogue depuis 10 ans sont les suivantes : en quoi des populations de diverses origines ne pourraient-elles pas vivre ensemble avec les mêmes droits, si ce n’est en raison d’intérêts politiques bien matériels ? Permettre la réalisation d’un dialogue, sur la base des faits et des arguments, est une condition nécessaire à toute avancée démocratique dans cette région. Peut-il y avoir démocratie sans les droits égaux dans la pratique (et non pas formellement  égaux  sur le plan juridique ?) Cette pratique peut-elle se réaliser en dehors de la constitution d’un seul État laïque et démocratique, dans lequel toutes les composantes auraient les mêmes droits ? Cela peut-il s’entendre sans l’application du droit au retour des réfugiés palestiniens ?

Ces questions demeurent d’une actualité brûlante.

Nous invitons nos lecteurs à poursuivre cette discussion.

La rédaction.


Sommaire :

Page 4
Présentation
Page 5
Les masses palestiniennes dans les territoires de 1948 contre la politique de spoliation des terres et le plan  Prawer 
Par Wehbe Badarni
Page 7
Un État laïque démocratique sur le territoire historique de la Palestine – une terre pleine de promesses.
Par Omar Barghouti
Page 13
Notes de lecture sur l’ouvrage de Shlomo SAND : Comment j’ai cessé d’être juif
Par Sam Ayache
Page 17
Il nous faut un mouvement fondé sur les droits et doté d'une vision politique
Par Haidar Eid
Page 18
La paix c'est la guerre
Par Joseph Massad
Page 27
A propos du soi-disant  échec  des accords d’Oslo
Par François Lazar

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